Le soleil n’est plus, les ombres s’étiolent, la nuit approche.

Il est midi, le midi du temps, l’instant qui marque le basculement du jour vers la nuit.

Il faut que le temps s’arrête, il le faut absolument. Il faut marquer un temps.

Il n’existe aucun concerto, aucune symphonie sans cet arrêt, sans cette marque du temps que l’on dit silence.

Dans un tableau de Cerdà il n’y a pas de paysage, non, c’est la figure du temps qui transparaît.

Le temps d’avant le drame, ou bien le temps d’après quand le drame est passé et que tout retrouve sa place.

Cerdà ne peint pas un paysage, elle peint le silence qui l’enveloppe et le durcit.

Tout d’abord devant un tableau de Cerdà, le regard est attiré par l’absence, puis par la lumière, ses ombres, ses reflets, ses interstices, sa rugosité, ses fractures, son mystère et puis soudain on s’aperçoit que le temps s’est arrêté pour que le spectateur devienne acteur du tableau.

Car un tableau de Cerdà n’est jamais clôt, il est ouvert et pendant un instant encore on peut y entrer.

A l’instar de Balthus ou d’Edward hopper, elle invite le spectateur à rejoindre son univers.

Mais ne croyez pas entrer et errer dans un paysage, non, car Cerdà ne peint pas de paysage, il ne s’agit pas d’un paysage mais d’une âme.


    JP Elantkowski 2010



Tu es le Douanier Rousseau des jardins publics, tu en captes l'exotisme intérieur au travers d'une nature exubérante, luxuriante ; ce ne sont pas des paysages mais des endroits féeriques où 2 simples sièges au milieu d'une pelouse ceinte de grands arbres et arbustes - comme une clairière dans un bois- paraissent si lointains -dans notre mémoire (nous rapellant un souvenir) ou dans notre désir présent de venir s'y assoir. Les chaises sont vides. On s'imagine là, en tête avec l'être aimé, seul au monde, protégé par la nature. Pourtant c'est comme dans un rêve silencieux.Aucun chant d'oiseau ne semble pouvoir percer la végétation chatoyante, aucun cri d'enfants venir de quelque allée, aucun 'coin coin' de quelque bassin, nappe bleue entre les bosquets de plantes au feuillage d'un autre bleu et des tons verts jaune- oranges ,violets ,rouges...

Les pelouses et les étangs ou ruisseaux sont les seuls petits plans horizontaux (qui donnent une perspective fuyante) où la verticalité des arbres tel un grand cèdre bleu isolé ou les bosquets et massifs dominent dans les tableaux de Cerdà.

Jacques Rouby




The artist is the creator of beautiful things.

To reveal art and conceal the artist is art’s aim.


Oscar Wilde (1854-1900)

   +(33) 06 50 51 50 18    

     cerda@ymail.com

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